museum des sentiments - nathalie saint-oyant - tous droits réservés

Le Museum des Sentiments naît d’une archéologie sensorielle intime : le besoin, pour Nathalie Saint-Oyant, de cartographier ses territoires émotionnels afin de circonscrire ce qui, en elle, échoue souvent à se dire – les paysages flous de l’existence, les troubles, les résonances enfouies, les micro-séismes affectifs qui traversent le corps au quotidien.

Ce projet artistique explore les liens poreux entre perception olfactive, mémoire affective et narration intime. Il s’impose comme une manière d’apprivoiser l’émotion brute, de l’objectiver sans la trahir, de la conserver avant qu’elle ne s’éteigne ou ne disparaisse.

L’artiste a imaginé un musée intérieur, structuré comme un labyrinthe qui ne propose qu’une seule voie possible. Il compte aujourd’hui 150 espaces, chacun consacré à un sentiment, une émotion, un état d’âme ou un objet affectif qu’elle a souhaité honorer. On ne peut y circuler librement ni atteindre la sortie sans traverser l’ensemble du parcours. Ce n’est pas un lieu d’évitement mais un espace de confrontation et d’exploration, conçu comme une traversée nécessaire.

Certaines de ces émotions prennent corps à travers des odeurs évocatrices, car l’odorat capte avant que la mémoire n’organise. D’autres émotions restent silencieuses, inodores. Dans la démarche de l’artiste, les odeurs agissent comme des fils conducteurs, quasi addictifs, menant à des paysages intérieurs et à des sensations physiques et mentales d’une grande richesse. Elles donnent accès à l’émotion sans filtre, sans intellectualisation, presque obsessionnellement. Elles convoquent, brutalement ou tendrement, ce que le langage refoule, parfois nie.

Pour cartographier cette matière émotionnelle, Nathalie Saint-Oyant réalise des montages d’images qu’elle détourne, assemble, fragmente, superpose et recompose. Elle ne se met jamais en scène : son visage n’apparaît à aucun moment. Le Museum des Sentiments n’en constitue pas moins un autoportrait dissimulé, une tentative de dire ce qui la traverse sans s’exhiber. Le projet porte ainsi une double tension : une pudeur assumée, et dans le même temps, une volonté d’être, de témoigner, de transmettre.

L’artiste ne cherche pas à provoquer, mais à semer le trouble : convoquer une résonance, un frottement, une porosité entre son monde intérieur et celui du visiteur.

LINCEUL du museum des sentiments imaginé par nathalie saint-oyant

Linceul –  Collage sur Lin – Texte Alice Miller – Création originale Nathalie Saint-Oyant 2025 – Tous droits réservés

Le Museum des Sentiments naît d’une archéologie sensorielle intime : le besoin, pour Nathalie Saint-Oyant, de cartographier ses territoires émotionnels afin de circonscrire ce qui, en elle, échoue souvent à se dire – les paysages flous de l’existence, les troubles, les résonances enfouies, les micro-séismes affectifs qui traversent le corps au quotidien.

Ce projet artistique explore les liens poreux entre perception olfactive, mémoire affective et narration intime. Il s’impose comme une manière d’apprivoiser l’émotion brute, de l’objectiver sans la trahir, de la conserver avant qu’elle ne s’éteigne ou ne disparaisse.

L’artiste a imaginé un musée intérieur, structuré comme un labyrinthe qui ne propose qu’une seule voie possible. Il compte aujourd’hui 150 espaces, chacun consacré à un sentiment, une émotion, un état d’âme ou un objet affectif qu’elle a souhaité honorer. On ne peut y circuler librement ni atteindre la sortie sans traverser l’ensemble du parcours. Ce n’est pas un lieu d’évitement mais un espace de confrontation et d’exploration, conçu comme une traversée nécessaire.

Certaines de ces émotions prennent corps à travers des odeurs évocatrices, car l’odorat capte avant que la mémoire n’organise. D’autres émotions restent silencieuses, inodores. Dans la démarche de l’artiste, les odeurs agissent comme des fils conducteurs, quasi addictifs, menant à des paysages intérieurs et à des sensations physiques et mentales d’une grande richesse. Elles donnent accès à l’émotion sans filtre, sans intellectualisation, presque obsessionnellement. Elles convoquent, brutalement ou tendrement, ce que le langage refoule, parfois nie.

Pour cartographier cette matière émotionnelle, Nathalie Saint-Oyant réalise des montages d’images qu’elle détourne, assemble, fragmente, superpose et recompose. Elle ne se met jamais en scène : son visage n’apparaît à aucun moment. Le Museum des Sentiments n’en constitue pas moins un autoportrait dissimulé, une tentative de dire ce qui la traverse sans s’exhiber. Le projet porte ainsi une double tension : une pudeur assumée, et dans le même temps, une volonté d’être, de témoigner, de transmettre.

L’artiste ne cherche pas à provoquer, mais à semer le trouble : convoquer une résonance, un frottement, une porosité entre son monde intérieur et celui du visiteur.

LINCEUL du museum des sentiments imaginé par nathalie saint-oyant

Linceul –  Collage sur Lin – Texte Alice Miller – Création originale Nathalie Saint-Oyant 2025 

MUSEUM DES SENTIMENTS - Exposition - Parcours de l'art - nathalie-saint-oyant - 2025 - TOUS DROITS RÉSERVÉS

Museum des sentiments – Création originale

Nathalie Saint-Oyant 2025 – Tous droits réservés

PLAN GÉNÉRAL IMAGINÉ COMME UN LABYRINTHE – Impression sur toile (400x183cm) 

Chacune des 150 salles du Museum honore un sentiment, une émotion, un état d’âme ou un object affectif. On ne peut y circuler librement sans traverser l’ensemble. Ce Museum met en lumière l’extraordinaire richesse des sentiments humains.

Le terme «Museum» est un choix réfléchi, évocateur.

Contrairement au Musée, le Museum, dans sa version latine, est consacré aux sciences naturelles. Dans ce projet, art et science se rencontrent, se nourrissent l’un l’autre.

Scientifiques et Artistes sont avant tout des chercheurs, qui « pensent à côté » pour reprendre la citation d’Einstein, ils innovent en proposant leur vision du monde dans une grande liberté de création.

« La réalité de la science ou des arts est une question de nuances infinies. Chacun émet sa théorie à propos de ce qu’il considère comme étant la réalité » David Bohm – physicien-théoricien

Le Museum des Sentiments s’inscrit dans une époque où les émotions sont devenues des « émoticônes » qui peuplent nos écrans, là où le langage affectif semble compressé, standardisé, vidé de sa complexité.

L’artiste s’interroge : que reste-t-il de nos émotions dans un monde désincarné et numérique ? Sont-elles remplaçables, programmables, oubliées ?

 

Cartographie d’un cerveaux amoureux – hémisphère droit et gauche 

Nathallie Saint-Oyant veut faire de ce projet un espace de résistance poétique, un endroit où l’émotion est encore précieuse, sacré, lente, singulière, complexe, difficile à nommer.

Un Museum qui honore ce qui ne se voit pas mais se sent et se ressent. Tout comme les odeurs, les émotions ne sont pas tangibles mais incarnent nos vérités, nos existences.

Elles sont les archives et le patrimoine invisibles de notre humanité.

Les émotions, les sentiments, les odeurs portent la trace de ce qui nous relie au monde, aux autres, à la mémoire du vivant. Les conserver, les répertorier, les exposer, c’est préserver la matière sensible de l’expérience humaine et l’intensité de notre passage, ce qui échappe à la raison mais fonde notre profondeur.

L’artiste tente ici de les présenter comme de véritables oeuvres d’art, oeuvres qui ne sont pas figées mais au contraire : mouvantes, instables, fragiles, vulnérables, évolutives toute comme notre propre condition humaine.

 

Caroline Frydlender

TABLEAU PERIODIQUE DES SENTIMENTS - Exposition - Parcours de l'art - nathalie-saint-oyant - 2025 - TOUS DROITS RÉSERVÉS

Tableau périodiques des sentiments –  Création originale

Nathalie Saint-Oyant 2025 – Tous droits réservés

Impression sur toile (213 x 169 cm)

Inspiré par la table de Mendeleïev, le Tableau périodique des sentiments se présente comme un référenciel universel des états émotionnels humains.

Il présente 100 sentiments essentiels, disposés en colonnes comme autant de familles, allant des plus lumineux aux plus sombres, de l’Amour (1 AnDOSVE) à l’Anéantissement (100 ++C-DS).

Chaque sentiment est doté d’un numéro d’ordre et associé à des messagers chimiques clé, révélant les résonances subtiles entre la chimie du corps et la cartographie intime de nos émotions.

Ce tableau est une interprétation poétique d’une réalité biologique sans avoir la prétention d’être un document scientifique. Il a pour seule vocation de dévoiler comment les tempêtes ou les élans du cœur trouvent leur écho dans la matière vivante.

Un MUSEUM est une institution

au service de la société et de son développement

qui acquiert, conserve, étudie, expose et transmet

le patrimoine matériel et immatériel de l’humanité

et de son environnement

à des fins d’études, d’éducation et de délectation.

Video Danse  –  Improvisation – 

Danseuse : Macha 

Crédit Video : Charlotte Fortunet